Fort de Vaujours : les contaminations radioactives se multiplient

Sur le fort de Vaujours, les découvertes de contaminations radioactives se multiplient. Sans la visite « surprise » de l’Autorité de Sureté Nucléaire et la divulgation de son rapport délivré en Février dernier, ce n’était pas au travers des présentations de Placoplâtre diffusées lors des réunions liées à la Commission de Suivi de Site montée par la Ministre de l’environnement, que l’on aurait appris quoi que ce soit.

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Le Fort de Vaujours, lieu d'expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

La partie immergée de l’iceberg commence à s’entrevoir. Ainsi, on apprend maintenant :

  • La découverte de multiples zones contaminées en matière(s) radioactive(s) dans plusieurs bâtiments du site. L’ASN précise dans son rapport que les analyses sont toujours en cours, les bâtiments n’ayant été que partiellement inspectés. Placoplâtre n’a diffusé aucun rapport technique détaillé, on ne connait donc pas à ce jour, la dangerosité des matières radioactives en question.
  • La découverte d’une canalisation contaminée en matières radioactives, bouchée avec du béton s’écoulant vers un puit plongeant directement dans la pierre à plâtre que Placoplâtre désire exploiter.
  • La découverte d’éclats de RADIUM, matière radioactive particulièrement dangereuse.
  • Des témoignages recueillis par la CRIIRAD début Avril mentionnent des expériences réalisées avec du TRITIUM.
  • Le CEA a annoncé également le 01 Avril 2016 avoir utilisé dans le cadre de ses expériences de l’uranium de retraitement. En clair, des déchets radioactifs issus de combustibles usagés de centrales nucléaires contenant du PLUTONIUM, de l’AMERICIUM et du NEPTUNIUM. Oui, vous avez bien lu, difficile de faire PIRE. Ces informations changent radicalement la donne sur la dangerosité de la contamination radiologique du Fort de Vaujours. Le CEA a admis qu’il restait 2,7 tonnes de cet URANIUM dans l’annexe technique d’expérimentation du Fort de Vaujours située en périphérie de Reims (Moronvilliers). Quelle quantité de ces déchets nucléaires est enfouie dans les puits du Fort de Vaujours ? Le mystère reste entier.
  • Des analyses de l’eau présentent également une anomalie au niveau de la fosse d’Aiguisy qui jouxte le fort avec une concentration en URANIUM 10 fois supérieures à la source des Malades localisées sur la commune de Courtry. Placoplâtre n’a pas daigné verser les documents techniques à la commission. L’ASN a déclaré par voie de presse n’avoir rien reçu et avoir découvert cela sans plus d’explication courant Février. Il convient de spécifier qu’une analyse par temps de pluie sur le Fort de Vaujours courant 2013 avait révélé des taux de radioactivité anormaux au niveau d’un puisard. La CRIIRAD que nous avons contacté considère que les taux relevés dans la fosse d’Aiguisy sont des anomalies qui méritent une analyse fine afin de cerner la nature exacte de concentrations d’URANIUM présentes dans l’eau.

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Extrait du Documentaire les Kamikazes de Vaujours

Quand on pense qu’entre 2010 et Février 2014, la stratégie de Placoplâtre et des services de l’Etat (CEA, IRSN, PREFECTURES,…) a été de nier catégoriquement la présence de contaminations radioactives sur le fort de Vaujours, ces révélations laissent songeuses. En lisant leurs dernières déclarations dans la presse, cette société filiale de Saint-Gobain, jusqu’au boutiste, ose encore tenter de minimiser la nature du problème et l’ampleur des contaminations.

C’est par des révélations de salariés de Brunel Démolition, en charge de la destruction de centaines de bâtiments du Fort, que nous apprendrons que les travaux sont à l’arrêt depuis fin Janvier 2016, suite à un litige commercial avec Placoplâtre. Ce « litige » est apparu bizarrement suite à la visite surprise de l’ASN afin de faire le point sur les contaminations radioactives découvertes.

Selon les informations que nous avons obtenu, la société pressentie pour remplacer Brunel Démolition est la société CARDEM. Une des sociétés pressenties pour le retrait des terres est la société COSSON, filiale SCREG, COLAS et BOUYGUES. Des salariés de ces sociétés très inquiets pour leur santé et apeurés à l’idée de perdre leurs emplois, nous ont contacté à de multiples reprises.

Le Collectif Sauvons la Dhuis, demande aux Maires de Courtry et Coubron de sortir de la simple posture et de faire enfin ce qui est nécessaire et indispensable pour préserver les populations ainsi que les travailleurs.

Le Collectif Sauvons la Dhuis, redemande avec Force l’abandon immédiat et inconditionnel du projet insensé d’exploitation des sous-sols du Fort de Vaujours par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le Collectif Sauvons la Dhuis, redemande à Ségolène Royale, en sa qualité de Ministre de l’Environnement de faire enfin ce qui est nécessaire et indispensable pour préserver la santé des habitants de l’Est Parisien et que toute la lumière soit faite pour expliquer pourquoi 52% des hommes et 49% des femmes décèdent de cancers sur la ville de Courtry ?

Le Collectif "Sauvons la Dhuis"

SIGNER LA PÉTITION pour la préservation du Bois Gratuel: http://www.change.org/BoisGratuel

SIGNER LA PÉTITION sur le Fort de Vaujours : https://www.change.org/p/pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours

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