Sauvons la Dhuis

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samedi 15 mars 2014

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Un habitant de Coubron a exhumé une véritable pépite. Sur une vielle cassette VHS, il a retrouvé un reportage sur le Fort de Vaujours réalisé en 2001 pour le Vrai Journal animé par Karl Zéro. Il a envoyé la cassette à un laboratoire pour que celle-ci soit numérisée et il nous a contacté pour que puissions le diffuser.

Ce reportage est juste édifiant. Nous y voyons Lucien Baudouin ancien cadre du Commissariat à l'Energie Atomique raconter les tirs à l'uranium à l'air libre sur le poste RX3. Le dernier responsable du Centre d'Études Vaujours, Pierre Gicquel, explique aussi comment les poussières d'uranium au gré du vent se propageaient sur plusieurs centaines de mètres de rayon autour du Fort.

En mai 2002, dans des procès verbaux, le CEA a estimé officiellement avoir réalisé 2000 tirs à l'uranium sur le Fort de Vaujours dont 800 en casemates et 1200 à l'air libre avec une quantité maximale expérimentée estimée à 10 kg d'uranium par tir. Pendant la période d'activité, le CEA a estimé avoir utilisé un total de 1200 kg d'uranium. Les tirs à l'uranium, selon le CEA, auraient cessé en 1992. Il a également déclaré que 150 kg d'uranium auraient été dispersés et seraient donc toujours présents dans les sols et les sous-sols du site (Centre d'études de Vaujours : Rapport du Groupe Santé, Juillet 2002).

Dans ce reportage, nous découvrons, Monsieur Antigua en 2001 qui arrive à l'improviste sur le tournage du documentaire. Ce dernier a témoigné récemment dans la presse pour raconter les conditions de travail des sous-traitants sur ce site. Quand on sait que le 6 février dernier, suite à son témoignage, le CEA devant les élus du secteur a osé affirmer que M. Antiga a été abusé par les responsables des associations d’opposition qui l’ont amené à contrefaire la vérité.

Et bien, le collectif n'existait pas en 2001 et la majorité de ses associations non plus. Nous avons fait sa rencontre, pour la première fois, sur le tournage du reportage de France3 en janvier 2014. Nous nous demandons bien qui, dans ce dossier, cherche réellement à contrefaire la vérité ?

Témoignage de Mr Antigua dans l'édition du Parisien : Les révélations de 2 personnes ayant travaillées au Centre d'Études du Fort de Vaujours.

Voici donc ce reportage, qui a aussi surpris ceux qui connaissent bien le dossier (http://youtu.be/DQZnO4Lh5bE) :

dimanche 23 février 2014

Fort de Vaujours : l'exemple du Fort de Sucy

Avec le Fort de Vaujours, il a beaucoup été question des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques et en métaux lourds ainsi que la présence de munitions non explosées.

Il ne faudrait pas oublier que le Fort de Vaujours est aussi un ouvrage militaire de la fin du XIXe siècle à forte valeur patrimoniale. Certains estiment qu'il devrait être classé au patrimoine historique de notre région.

Nous allons vous montrer l'exemple du Fort de Sucy. Edifié entre 1879 et 1881, le Fort de Sucy, comme le Fort de Vaujours, était un élément de la 2ème Ceinture Fortifiée de Paris, un système mis en place par le général Séré de Rivières après le siège de la capitale en 1870. Ces Forts sont les derniers exemples en pierre de taille de l'architecture militaire de la fin du XIXe siècle.

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Entrée et Fronton du Fort de Sucy

A l'inverse du Fort de Vaujours, le Fort de Sucy, propriété de la commune de Sucy, a été sauvegardé et préservé de la destruction. Il est désormais ouvert au public ainsi qu'aux activités du tissu associatif local. C'est un bel exemple de réhabilitation pour le devenir du Fort de Vaujours.

Samedi 23 Février 2014, nous avons visité le Fort de Sucy en compagnie de Jean-Charles de l'association "A la Découverte du FORT DE SUCY (ALDFS)".

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Entrée du Fort de Sucy

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Fossés sec du Fort de Sucy

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La jeep d'époque de Jean-Charles

Merci à Jean-Charles pour cette visite exceptionnelle.

Voir l'album photos complet avec plus de photos et d'observations sur Google Picasa :

Le Fort de Sucy

samedi 18 janvier 2014

Sauvons la Dhuis possède désormais sa page FaceBook

Afin d'être encore plus visible sur les réseaux sociaux, nous avons mis en place la page facebook du Collectif "Sauvons la Dhuis".

logo-facebook-twitter-3.jpghttps://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Cliquez sur le lien suivant :

https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours vient de passer la barre des 70.000 signataires.

Pour rappel : Le lien vers notre pétition sur Change.Org : http://www.change.org/FortdeVaujours

mardi 14 janvier 2014

Fort de Vaujours : Dormez braves gens

Vous avez été très nombreux à nous demander des renseignements complémentaires depuis la publication de la dernière pétition du collectif "Sauvons la Dhuis".

Un grand merci au 36000 personnes qui ont signé la pétition en seulement 8 jours.

Pétition "Pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours" : http://www.change.org/fortdevaujours

Afin de répondre à vos attentes, nous avons énormément travaillé sur une série d'entretiens avec le président de l'association des Abbesses de Gagny-Chelles.

Il sera question de parler qui parler du Fort de Vaujours au regard de son histoire et des problèmes de pollutions radioactives (Uranium 238 et autres), chimiques (PCB, Dioxine, etc.), de la présence de métaux lourds (Arsenic, Zirconium, Cuivre, Tungstene, Plomb etc.) et de munitions non explosés en subsurface...

Il sera question également des problèmes de santé (cancer), de la problématique des projets de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine. Il y aura aussi un entretien sur le site d'enfouissement de déchets dangereux de Villeparisis.

Abonnez vous à cette chaine Youtube, au fur et à mesure de l'évolution de la mobilisation, nous diffuserons de nouveaux entretiens et autres vidéos d'information.

Lien vers la chaine Youtube : Fort de Vaujours : Dormez braves gens http://www.youtube.com/playlist?list=PLDE726612A5FF3D55

Voici la chaine Youtube imbriquée ici sur notre site :

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

jeudi 28 février 2013

40 années de lutte contre les carrières à ciel ouvert

Voici un reportage édifiant daté du 24 nov. 1973 autour du combat des habitants de Coubron contre les carrières à ciel ouvert. 40 années plus tard, la situation reste la même et les carriers ont toujours le même discours. Il y a même le préfet de l'époque qui parle des carrières à ciel ouvert de Vaujours qui seront rendus aux citoyens après exploitation. 40 ans plus tard, les carrières de Vaujours n'ont toujours pas été rendues aux populations.

dimanche 23 décembre 2012

DHUIS : Les carrières à ciel ouvert ou l'Avenir des milieux naturels le long de la Dhuis

Le collectif Sauvons la Dhuis, lutte pour la préservation des milieux naturels qui longent la Dhuis.

En effet, le Bois Gratuel (Villevaudé), le Bois de Montjay et de Grivet (Villevaudé), l'ancienne carrière Letellier ou les Fosses Maloré (Claye-Souilly, Annet-sur-Marne) sont menacés par les industriels du Plâtre (Placoplâtre - Saint-Gobain, ETEX anciennement Lafarge Plâtre).

Le Bois Gratuel est aujourd'hui directement menacé comme nous vous l'avions annoncé lors du dernier communiqué du collectif

Au delà des mots, ils convient de comprendre les désastres écologiques qu'engendrent les carrières de gypse (plâtre) à ciel ouvert.

Pour cela, nous allons vous montrer des photos récentes de 2 carrières à ciel ouvert qui ont déjà anéantis les abords direct de la Dhuis. A savoir, la carrière de Bois le Comte (Villeparisis) et la carrière de Villevaude - Le Pin.

Elles parlent d'elles mêmes :

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Carrière Bois de Comte (Villeparisis) - Exploitant : Placoplâtre BP Placo.

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Carrière Bois de Comte (Villeparisis) - Exploitant : Placoplâtre BP Placo.

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Carrière Bois de Comte (Villeparisis) - Exploitant : Placoplâtre BP Placo.

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Carrière de Villevaude - Le Pin - Exploitant : ETEX anciennement Lafarge Plâtre.

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Carrière de Villevaude - Le Pin - Exploitant : ETEX anciennement Lafarge Plâtre.

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Carrière de Villevaude - Le Pin - Exploitant : ETEX anciennement Lafarge Plâtre.

lundi 21 mai 2012

Officialisation de l'Abandon de la cession de l'aqueduc de la Dhuis à Placoplatre.

Afin de faire suite au dernier communiqué du collectif "Sauvons la Dhuis" LONGUE VIE À L'AQUEDUC DE LA DHUIS, voici le document de la Mairie de Paris qui officialise l'abandon de la cession de 4,7 kms de l’aqueduc de la Dhuis à la Société BP Placoplatre.

Cliquer sur le document pour agrandir :

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mardi 4 octobre 2011

Main basse sur l'Aqueduc de la Dhuis

La Promenade de l'aqueduc de la Dhuis est elle menacée par la société Placoplatre ?

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Long de 131 Kms, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit entre 1863 et 1865 à la demande de Napoléon III (1808-1873) pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) et il se termine dans le réservoir de Ménilmontant (Paris XXème).

Aujourd’hui, l’aqueduc de la Dhuis est géré par la SAGEP au niveau des eaux. L’entretien des espaces verts est assuré par l’Agence des Espaces Verts d’Ile de France (AEV). Il est menacé de déclassement d’utilité publique car il n’alimente presque plus Paris en eau potable du fait de la vétusté des conduites. Il fournit majoritairement en eau le parc d’attractions Disneyland, seul le surplus est dirigé vers Paris.

La promenade de l’aqueduc de la Dhuis a été aménagée en 2007-2008 par l’AEV, sur l’espace libre disponible au-dessus de l’aqueduc souterrain de la Dhuis. Le coût de cet aménagement fut de 6 millions d’euros.

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Sur 27 Kms, la promenade de l’aqueduc de la Dhuis, située à flanc de coteaux, se caractérise par des paysages agréables et très divers. Cette promenade réalisée sur l’emprise de l'aqueduc relie les villes suivantes : Le Raincy (93), Gagny (93), Monfermeil (93), Clichy-sous-Bois (93), Coubron (93), Courtry (77), Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaude (77), Annet-sur-Marne (77), Carnetin (77), Thorigny-sur-Marne (77), Dampmart (77).

Véritable trait d’union entre la ville, la forêt et la campagne, cet itinéraire très prisé des populations relie plusieurs espaces boisés de la région tels que la forêt de Bondy le bois, la forêt régionale des Vallières ou encore la base de loisirs de Jablines-Annet.

Cette promenade est une coulée verte indispensable favorisant le maintien de la biodiversité en permettant le déplacement des espèces. C'est un des éléments clefs de la trame verte de l'Est Francilien.

Cette initiative de l'Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France risque d'être réduite à néant.

En effet, courant 2012, la Mairie de Paris a l’intention de céder, au profit de la Société Placoplatre, des tronçons de l’aqueduc de la Dhuis sur les communes de Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaude (77) et Annet-sur-Marne (77). Et cela afin de permettre à Placoplatre d’exploiter les sous-sols gypseux à ciel ouvert.

Au lieu d’envisager sereinement une exploitation souterraine, comme cela a été fait en Seine St Denis (93), notamment sous le bois de Bernouille à Coubron, l’AEV, pour satisfaire intégralement aux souhaits de l’industriel, tente à l’heure actuelle de trouver un itinéraire de substitution afin d’éviter la colère des usagers.

S’il se réalisait, ce projet sonnerait le glas d’un ouvrage Hausmannien à valeur patrimoniale, mettrait en péril l’intégrité écologique de cette coulée verte et nuirait gravement à cette promenade chère aux habitants de l’Est Francilien et d’ailleurs.

Autoriser la destruction de l'aqueduc sur les communes de Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaudé (77) et Annet-sur-Marne (77), c'est ouvrir la porte à de nouvelles exploitations de gypse à ciel ouvert. Alors qu'il est possible d'exploiter en souterrain et que le plâtre issu du gypse peut être recyclé, les industriels du plâtre préfèrent détruire des paysages, s'attaquer à des milieux naturels et nuire au bien être et à la santé des habitants.

Ce secteur de la Seine et Marne a déjà trop souffert de ce type d'exploitations qui n'ont rien de durable, ni d'écologique. Il n'est pas acceptable que l'aqueduc de la Dhuis soit ainsi sacrifié.

Ce projet s’oppose aussi gravement à la convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le conseil général de Seine et Marne visant à construire une métropole durable et notamment sur le sujet essentiel de la biodiversité.

C'est pourquoi le collectif "Sauvons la Dhuis" s'oppose à toute opération qui viendrait dénaturer, altérer ou nuire à la coulée verte que constitue la promenade de l'aqueduc de la Dhuis.

Elle demande également qu'aucune nouvelle exploitation de gypse à ciel ouvert ne soit autorisée sur ce secteur.

Elle demande aux élus de la ville de Paris de s'opposer à la vente de l'aqueduc de la Dhuis à la société Placoplatre.