Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité du site

Suite à la confirmation des zones radioactives trouvées en 2011 par les associations, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplâtre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Communiqué de l'ASN : http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Fort-de-Vaujours-77-93

Pour rappel, le 25 Février dernier, des contaminations radioactives de 10 à 70 fois supérieures à la normale, trouvées par les militants associatifs en mai 2011, ont été confirmées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO) en présence de l'ASN, de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et d'un huissier de justice.

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Les mesures de radioactivité du 25 Février 2014

Lors de ces mesures, un fragment d’uranium s’est détaché des murs d’une des anciennes casemates laboratoire. Selon le rapport de la CRIIRAD : « la concentration en uranium dans le fragment analysé est susceptible d’atteindre 12,5 millions de Becquerels par kilogramme soit une valeur plus de 300 000 fois supérieure à la concentration moyenne de l’uranium dans l’écorce terrestre ».

L'uranium est un toxique chimique radioactif qui présente une très forte dangerosité par inhalation et par ingestion. Une exposition par contamination interne peut donc avoir de graves effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Pour rappel, le Fort de Vaujours, situé à seulement 15 kilomètres de Paris, a été utilisé, de 1955 à 1997, par le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises.

Selon les archives du CEA, un nombre important d'expériences consistait à faire imploser, à l'air libre et en salles, des sphères creuses d'uranium. Il pouvait y avoir jusqu'à une cinquantaine d'implosions par jour lors des grosses campagnes de tirs.

En 1967, 20 salles de tirs étaient opérationnelles. Seulement 5 d'entre elles ont été à ce jour identifiées sur le site. L'emplacement des 15 autres est à ce jour inconnu. Selon le CEA, jusqu'à 10kg d'uranium pouvaient être utilisés par tir dont des milliers ont été réalisés à l'air libre. A la lecture des archives en notre possession, nous trouvons également trace de l'utilisation d'une autre matière radioactive : le Carbone 14.

À ce jour, aucune donnée ou étude fiable ne permet de savoir la quantité réelle d'uranium ayant contaminé les terres du site ou les puits profonds de dizaines de mètres dans lesquels les eaux de lavage des salles de tirs étaient évacuées.

Depuis 2011, tous les organismes de contrôle mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont déclaré ou délivré des rapports affirmant que les zones trouvées par les associations n'étaient pas contaminées.

Ces zones radioactives ont pourtant été découvertes par les associations, en mai 2011, après seulement 2 heures passées sur site, au moyen d'un simple compteur geiger du commerce.

Fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l'abandon définitif du projet d'exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplâtre.

L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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